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RDC/Chronique: Christian Bahati (FOBAC) appelle à une rupture politique et présente le FRN comme une alternative au pouvoir en place

La création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) à Goma et la prise de parole de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, le 9 octobre dernier, continuent de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. Dans une tribune, Christian Bahati PCA de la Fondation qui porte son nom la FOBAC, acteur sociopolitique, défend cette nouvelle plateforme et appelle à une rupture avec la gouvernance actuelle. Il dénonce ce qu’il considère comme des dérives du pouvoir et plaide pour une mobilisation politique autour de la restauration de l’État de droit.

Pour Christian Bahati, le FRN représente une réponse à la crise politique que traverse la République démocratique du Congo. Il estime que les réactions suscitées par sa création témoignent des inquiétudes du pouvoir face à l’émergence d’une nouvelle force politique.

L’acteur sociopolitique critique également le silence de certains responsables face aux événements qu’il juge préjudiciables à l’honneur de la République. Il évoque notamment les procédures judiciaires visant des opposants, les attaques par drones à Goma ainsi que les tensions autour de la mémoire de Laurent-Désiré Kabila et de sa famille.

Dans son argumentaire, Christian Bahati défend le droit des acteurs politiques à organiser leur résistance face à ce qu’ils considèrent comme des injustices. Il estime qu’aucun mouvement politique ne devrait se voir imposer la manière de réagir aux atteintes qu’il dénonce.

La Constitution au cœur du débat

Au-delà des rivalités politiques, Christian Bahati place la question constitutionnelle au centre de son analyse. Il accuse les autorités de violer les principes de l’État de droit et de fragiliser les institutions. Selon lui, ces dérives justifient une mobilisation politique en faveur d’un changement de gouvernance.

L’acteur sociopolitique dénonce également les arrestations qu’il qualifie d’arbitraires, les violences contre les manifestants et les détentions qu’il estime contraires aux garanties légales. Il considère que le recours à la force ne peut constituer une réponse durable aux revendications de la population.

Dans cette perspective, il présente le FRN comme un instrument de reconquête de la souveraineté nationale et de restauration de la confiance envers les institutions. Il lui attribue également un rôle potentiel dans la recherche d’une solution à la crise sécuritaire et politique qui affecte le pays.

Un appel à la mobilisation

Christian Bahati appelle enfin les Congolais à ne pas rester passifs face à la situation nationale. Il plaide pour une mobilisation autour des acteurs qu’il considère capables de défendre les intérêts du peuple et de promouvoir une nouvelle orientation politique.

Sa tribune s’inscrit dans un contexte de fortes tensions entre les partisans du pouvoir et ceux qui réclament une rupture avec la gouvernance actuelle. Toutefois, les accusations formulées dans ce texte relèvent de son appréciation politique et nécessitent, pour les faits précis qu’il évoque, des vérifications indépendantes.

Au-delà des positions partisanes, la question demeure : le FRN parviendra-t-il à s’imposer comme une alternative politique crédible et à contribuer à une sortie de crise en RDC ? Son évolution, son programme et les moyens qu’il privilégiera pour atteindre ses objectifs permettront d’en mesurer la portée.

Pour Christian Bahati, le combat politique doit rester guidé par un principe : « Ne jamais trahir le Congo ». Une formule qui résume son appel à la mobilisation, mais qui pose aussi la question des moyens à privilégier pour défendre la souveraineté nationale, l’État de droit et la paix.

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