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Conflit dans l’est de la RDC: après Goma, les facilitateurs de l’UA ouvrent un contact sans obtenir de percée

Après sa première visite à Goma, quelle suite pour le panel de facilitateurs de l’Union africaine ? Trois anciens chefs d’État ont rencontré l’AFC/M23, la Monusco, des ONG et des représentants de la société civile. Aucun accord ni engagement n’a été annoncé. Cette mission s’inscrit dans une feuille de route de six mois, adoptée en juillet pour accompagner le processus de paix dans l’est de la RDC. Des étapes sont prévues à Kigali, probablement à Kinshasa, puis à Doha. Mais le panel doit encore coordonner son action avec les autres médiations et réunir les moyens nécessaires.

Il s’agissait d’abord d’une mission d’écoute. Pour la première fois depuis la création du panel, les facilitateurs se sont rendus à Goma et y ont passé la nuit. Ils ont tenu deux séances de travail avec la direction de l’AFC/M23. 

Selon plusieurs sources diplomatiques, ils voulaient recueillir les demandes du mouvement, approfondir leur compréhension de la crise et faire le point sur les négociations de Doha. Ils ont aussi rencontré la Monusco, des ONG et la société civile, puis circulé dans la ville. L’étape rwandaise a eu lieu avec la rencontre entre le Kenyan Uhuru Kenyatta et le chef de la diplomatie rwandaise, Olivier Nduhungirehe.

Aucune avancée concrète n’a été annoncée. Le principal résultat est donc l’ouverture d’un contact direct avec l’AFC/M23. Mais le panel doit encore trouver sa place entre les différentes médiations.

Le panel face au défi de mettre en œuvre sa feuille de route

La visite de Goma correspond à une première étape de la feuille de route prévue de juillet à décembre. Ce plan prévoit des consultations sur le terrain, un dialogue avec les groupes armés, mais aussi un travail sur la sécurité, l’accès humanitaire, les ressources naturelles et la réconciliation.

Après Goma, le programme prévoit une étape à Kigali, puis probablement à Kinshasa. Une nouvelle rencontre entre les parties est attendue en présentiel à Doha à la fin du mois. Le panel pourrait aussi revenir à Goma avant la fin de l’année et une autre réunion d’harmonisation est prévue d’ici décembre à Arusha, en Tanzanie.

Mais deux difficultés apparaissent. D’abord, la coordination : Washington demande à l’Union africaine et à l’ONU de faciliter les processus conduits par les États-Unis et le Qatar. Ensuite, les moyens. Dans leur feuille de route, les facilitateurs réclament des financements plus souples ainsi qu’un appui logistique, analytique et sécuritaire.

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