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RDC/Chronique: « L’administration publique ne devrait pas être un labyrinthe dans lequel le citoyen se perd » Me Lwamba Shadrack

Un dossier introduit depuis plusieurs semaines sans réponse. Une autorisation qui tarde à être délivrée. Un document administratif dont l’attente finit par bloquer une initiative. Pour de nombreux citoyens, la lenteur administrative ne relève plus d’un simple désagrément. Elle peut avoir des conséquences sur l’exercice des droits et sur les initiatives citoyennes et économiques.

C’est sur cette réalité que se penche Me Amani Lwamba Shadrack Romuald, président national du Parlement Citoyen pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance – Baraza la Raiya (PCDBG-BR Asbl-DDH).

« L’administration publique ne devrait pas être un labyrinthe dans lequel le citoyen se perd, ni un espace où le traitement d’un dossier dépend de relations personnelles, d’interventions ou de pratiques informelles », estime-t-il.

Pour Me Amani Lwamba, l’administration publique doit avant tout être au service du citoyen. Son fonctionnement doit reposer sur la loi, la transparence, l’égalité de traitement, la célérité et la redevabilité.

La question de la lenteur administrative occupe une place importante dans sa réflexion. Des citoyens, des organisations de la société civile et des opérateurs économiques peuvent être confrontés à de longs délais dans l’obtention de documents administratifs, d’autorisations, d’avis favorables, d’agréments ou encore de documents de voyage.

Lorsque des dossiers régulièrement introduits restent sans suite pendant une longue période, c’est non seulement l’efficacité de l’administration qui est questionnée, mais également la confiance du citoyen envers l’État.

Pour le président national du PCDBG-BR, le développement ne se limite pas à la construction des routes, des bâtiments et des infrastructures. Il se mesure aussi à la capacité de l’État à protéger les droits, garantir la dignité, assurer la sécurité et faciliter l’accès aux services publics et à la justice.

Son interpellation s’adresse donc aux responsables des services administratifs à tous les niveaux. Il les appelle à traiter les dossiers avec diligence, à respecter les procédures et les délais légaux lorsqu’ils existent et à motiver les décisions administratives.

« Servir l’État, c’est servir le citoyen », rappelle Me Amani Lwamba.

Dans cette perspective, une administration efficace devient un levier de confiance, de paix et de développement. À l’inverse, la lenteur, l’absence de réponse ou le traitement inégal des dossiers peuvent devenir des obstacles aux initiatives et à la participation citoyenne.

Pour Me Amani Lwamba Shadrack Romuald, replacer le citoyen au centre de l’action publique demeure donc une exigence de bonne gouvernance. La dignité humaine, la justice, la solidarité et le respect des droits doivent, selon lui, guider le fonctionnement de l’administration publique en République démocratique du Congo.

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