La situation prend une nouvelle ampleur depuis la décision du ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), de la Recherche scientifique et de l’Innovation, de suspendre toutes les activités académiques dans les universités publiques pour l’année 2026-2027. Face à cette mesure, les députés de Goma et de Bukavu sont appelés à intervenir d’urgence afin d’inciter le ministre à revenir sur sa décision.
Le président du bureau de coordination de la société civile, M. Samy Jean Takimbula, vient d’ailleurs d’alerter la communauté internationale et les élus de Goma et Bukavu. Selon lui, le ministère a franchi une ligne rouge, plongeant les étudiants de ces deux villes dans une crise majeure et une situation de grande précarité.
« Je demande aux présidents des caucus des députés du Nord et du Sud-Kivu de se rencontrer de toute urgence. L’objectif est de réfléchir ensemble aux moyens d’amener le ministre de l’ESU à annuler sa décision, afin de sauver l’éducation des étudiants de ces deux villes. Au Sud-Kivu et au Nord-Kivu, nous avons connu de nombreuses guerres depuis l’époque de Jean Schramme et du RCD, mais les universités n’avaient jamais été touchées. Nous demandons aux belligérants, le gouvernement congolais et l’AFC/M23 de s’entendre sur ce point : l’éducation de nos enfants doit rester apolitique. Il faut que cette guerre prenne fin, car nous sommes fatigués et la population, pourtant innocente, paie les pots cassés », a déclaré l’honorable Olive Mudekereza.
« Je compatis avec notre population de Goma et Bukavu, et plus particulièrement avec nos étudiants, victimes de cette décision ministérielle. Dès l’ouverture de la session parlementaire le 15 septembre prochain, nous allons nous impliquer activement dans ce dossier », a-t-il conclu.










