Les mouvements citoyens du Sud-Kivu haussent le ton face au débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué conjoint publié ce mardi 12 mai , douze organisations citoyennes, dont « Lutte pour le Changement » (LUCHA) et « Filimbi », ont rejeté toute initiative visant à modifier la Constitution ou à ouvrir la voie à un « troisième mandat déguisé ».
Les signataires disent avoir analysé les récentes déclarations du président Félix Tshisekedi dans un contexte national marqué par la guerre à l’Est, les déplacements massifs de populations et une crise sociale persistante.
Selon ces mouvements citoyens, le pays traverse une période trop sensible pour engager un débat constitutionnel. Ils estiment que les autorités devraient concentrer leurs efforts sur la restauration de la paix, la sécurité des populations civiles et la reconquête des territoires sous menace des groupes armés.
Dans leur déclaration, les organisations dénoncent également toute tentative de détourner l’attention de l’opinion publique des problèmes sécuritaires et humanitaires qui frappent l’Est du pays.
« La Constitution est sacrée », affirment-ils, appelant la population congolaise à défendre les principes démocratiques et l’alternance politique consacrés par la Constitution de 2006.
Outre la LUCHA et Filimbi, plusieurs autres structures citoyennes ont signé ce communiqué, notamment Front Citoyen, Génération Z RDC, Parlement de la Rue, Ekoki, Non Violence Academia et La Lutta.










