Dans une interview accordée à notre rédaction, le Président fédéral d’Ensemble pour la République au Sud-Kivu, Monsieur Anselme Ndjungu Yango, a exprimé son soutien aux récentes déclarations de l’honorable Modeste Bahati Lukwebo concernant le projet de révision constitutionnelle. Selon lui, les propos du sénateur Bahati reflètent la réalité, car la Constitution est le moteur et le guide d’une nation.
Anselme Ndjungu critique sévèrement le changement de cap du pouvoir actuel : « Lorsque Félix Tshisekedi avait encore besoin du soutien populaire, il respectait le slogan « Le Peuple d’Abord ». Malheureusement, aujourd’hui, il cherche à s’enrichir au détriment de ce même peuple. »
Pour le cadre du parti de Moïse Katumbi, le problème de la RDC n’est pas d’ordre textuel :
« Monsieur le journaliste, la Constitution ne souffre d’aucun problème de rédaction justifiant son changement. Le problème réside plutôt dans la mentalité des hommes. Dites-moi : faut-il réviser la Constitution pour payer la rétrocession ? Pour construire des infrastructures malgré le gonflement du budget ? Pour améliorer le social de la population ou renforcer la sécurité ? Absolument pas. »
Il rappelle également l’engagement passé de l’UDPS : « Nous étions ensemble dans la rue avec l’UDPS et l’Union Sacrée sous le régime Kabila pour défendre cette loi fondamentale. Aujourd’hui, l’UDPS est déterminée à la changer car elle cache des intentions inavouées. Nous les mettons en garde. »
Anselme Ndjungu conclut en liant l’instabilité actuelle à ces velléités politiques : « Si la guerre persiste en RDC, c’est suite à ce plan machiavélique de changement de Constitution. À Kinshasa, les gens vivent bien et fréquentent les bistrots quotidiennement, mais à l’Est, nous souffrons, les gens meurent et des familles sont endeuillées à cause de cette « folie » de révision constitutionnelle. »
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