Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe politico-militaire AFC/M23 se sont certes entendus sur un mécanisme d’échange de prisonniers. Cela dans le cadre de la déclaration de principe signée au Qatar en juillet « en faveur d’un cessez-le-feu permanent » dans l’est de la RDC. Mais, malgré le fait que ce mécanisme ait été salué par de nombreuses capitales occidentales et présenté comme une réelle avancée, aucun calendrier n’a été fixé pour sa mise en œuvre et de nombreux blocages demeurent.
Il y a une semaine, le gouvernement de la RDC et le groupe politico-militaire AFC/M23 s’étaient entendus sur un mécanisme d’échange de prisonniers. Un point qui constituait jusque-là le principal blocage au démarrage des négociations en vue d’un accord de paix.
Mais ce n’est pas un seul document qui a été établi, mais deux. Sous la médiation du Qatar, Kinshasa a en effet signé avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). De son côté, l’AFC/M23 a fait de même avec le CICR. Autrement dit, il n’y a pas eu de document conjoint entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle.
Dans ces textes, le rôle du CICR est clair : agir comme intermédiaire neutre, comme prévu. Ces documents ne mentionnent aucun nom : les listes de prisonniers à échanger sont encore en cours d’élaboration, avant d’être transmises au CICR.
Ce dernier ne prend pas part aux négociations directes. Il intervient seulement quand les parties se sont mises d’accord sur l’agenda, sur le schéma et sur les listes, pour faciliter les libérations.








